Carnet de route

Raquettes dans le vercors Janvier 2012

Le 14/01/2012 par BELTRAMO Michaela

 

Weekend raquettes dans le Vercors
Du 14 au 15 janvier 2012
 
Organisé par Jean-Pierre Sicre
 
Rendez-vous nous était donné à la sortie de l’autoroute Avignon Nord à 7 heures. Lors d’une halte à Die autour d’un café dans un bar, nous avons fait connaissance de l’équipe avec laquelle nous allions passer un weekend inoubliable: D’abord Jean-Pierre, notre guide et organisateur de la sortie, Corinne, Bernard et Régis, Jean-Louis et moi.
La montée du col du Rousset s’est effectuée sans problème. A juger l’habilité à négocier les virages du col, Bernard, le conducteur de la voiture devant nous avait visiblement l’habitude des routes montagneuses. Après le tunnel, changement radical de décor : le froid et la neige nous attendaient. Un parking  au nord-est de la station du Rousset devait accueillir nous voitures durant l’aventure à venir.
Outre de l’eau et des vivres pour deux jours, nos sacs à dos contenaient sacs de couchage, réchauds, bougies et même des scies à bois, car nous devions dormir dans une cabane loin du confort habituel et nous ne voulions rien laisser au hasard.
Vers 10 heures, raquettes aux pieds,  c’était enfin le grand départ sous un ciel bleu et une météo favorable:
D’un pas sûr, Jean-Pierre nous  a guidé à travers un petit bois jusqu’en haut de la station. Très vite, nous avions dépassé le domaine skiable et nous nous dirigâmes désormais vers la cabane de Pré Peyret (Alt. 1590 m). C’est là que nous avons pris notre déjeuner ainsi qu’ un peu de repos.
Dans la direction que Jean-Pierre nous faisait prendre en partant de la cabane, les traces des skieurs de fond et randonneurs dans la neige se faisaient plus rares et les écriteaux ainsi que les traces du GR91 93 que nous suivions dés lors vers le sud étaient soit absentes ou invisibles sous l’importante couche de neige qui s’était empilée ici. C’est ainsi que nous marchions le long de la crête avec la « Dent de Die » en toile de fond et une vue vertigineuse du haut de la crête  pour celui qui osait se pencher par-dessus son bord. A couper le souffle !
Arrivés au Col du Pinson, il était important de trouver le raccourci vers l’est si nous voulions arriver à la cabane de Chaumailloux avant la nuit et avant que la vingtaine de couchettes eussent été prises par d’autres randonneurs. Après consultation de diverses cartes, GPS et même quelques explorations sur terrain, le bon embranchement fût trouvé et nous nous engagâmes les uns après les autres sur ce sentier perdu. Ici les sapins étaient couverts de neige, formant ainsi des décors inédits de toute beauté.
La fatigue commençait à se faire sentir lorsque nous arrivâmes à Jasneuf. Une dernière halte près des bâtiments non habités et nous voilà repartis pour la dernière étape avant la nuit. Le soleil avait bien baissé, nous marchons dans une semi obscurité avec l’espoir de découvrir la cabane derrière chaque nouvelle bosse. Mais non, mes coéquipiers devant moi continuaient à marcher, il fallait encore avancer. J’avais beau chercher à me motiver, à détourner mon attention, à vouloir imprimer ce paysage insolite dans ma mémoire, mais rien n’y faisait : l’idée de la cabane qui s’approche prît toute la place dans ma tête.
Et c’est là, arrivée sur une nouvelle hauteur, que je la vis en contrebas : la cabane de Chaumailloux, enfin !
Mais le plus merveilleux, là sur cette bute, c’était lui : le mont Aiguille se dressait devant mes yeux, entouré des couleurs flamboyantes d’un coucher de soleil fabuleux !
 
Un dernier effort et je me retrouvais devant la cabane. D’après le nombre de raquettes posées à son extérieur, il devait y avoir bon nombre de personnes à l’intérieur. Et en effet, la cabane était noire de monde, il faisait sombre et chaud, car un petit poêle à bois avait été allumé par ses locataires d’une nuit. La cabane était équipée d’une longue table, de bancs ainsi que des couchages à deux niveaux faits uniquement de planches en bois, sans matelas.
Petit à petit, les réchauds étaient déballés ça et là et des bons petits plats étaient mijotés. Un digestif servi par Jean-Pierre finissait par nous réchauffer de l’intérieur et  fatiguées mais heureux, nous nous installions sur  les planches pour dormir.
Le lendemain matin, la température avait bien baissé dans la cabane. Une source à proximité de la cabane nous permettait à remplir nos gourdes et après le petit déjeuner nous voilà repartis en raquettes.
Contre toute attente, le sommeil avait été réparateur et la marche vers les anciennes carrières gallo-romaines s’est avérée sans grande difficulté. Les plus téméraires d’entre nous osaient même des glissades en raquettes !
Après la pause déjeuner près de l’arbre taillé (par la foudre ?) nous prîmes une voie déjà empruntée par les Romains deux mille ans avant nous pour acheminer les pierres extraites des carrières tout proches. En effet, le chemin était large et quasi plat ce qui nous permît d’avancer rapidement jusqu’à retrouver la cabane de Pré-Peyret. La boucle était bouclée. Même si le retour à la station semblait plus long et pentu qu’à l’aller, il reste que nous progressions bien, chacun à son rythme, car malgré les différences de niveau, les moins costauds n’étaient jamais laissés à l’écart, heureusement pour moi.
Je profite de l’occasion pour dire merci à Jean-Pierre, notre guide qui sût de par son expérience, son calme et sa gentillesse, mener à bien cette sortie inoubliable. Merci à Régis pour les photos et vidéo.
A bientôt






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