Carnet de route

Ski de rando dans la vallée de Champoléon

Le 18/02/2017 par CUNIBIL Thierry

Nous sommes quatre à partir en weekend pour cette sortie CAF. Le programme est de faire une boucle (les Baumes, Col des Lauzières, Aiguilles de Espères, refuge de Vallonpierre ou Charbounéou pointe de Charbounéou) avec une nuit dans une cabane en autonomie. Le rendez vous est à 6h15 à Coustellet. Benjamin et Lénaïc on covoiturer depuis Avignon pour rejoindre Thierry et Benoit au point de rendez vous. Une fois les salutations et les présentations faites tout le monde monte dans le camion pour 3h30 de route. Après que certains aient poursuivi leur nuit durant le trajet, nous chaussons les skis à 9h45 au lieu dit Les Baumes. Thierry fait la trace gentiment, les conditions sont bonnes. Premier obstacle de la journée, il faut traverser la rivière… Petit mouvement d’équilibriste et la rivière est franchie. Benoit prend le relais pour la trace et la fera jusqu’au sommet, enfin ça c’est ce que l’on pensait… La progression est délicate nous sommes obligés de mettre les couteaux car sous la couche de neige sans cohésion il y a des plaques dures qui nous font des misères (hein Benjamin !! J). On regarde l’heure et il est déjà tard. Thierry une fois n’est pas coutume est dans le dur (il a été malade dans la nuit). Nous évoquons le possible plan B. Le temps est avec nous, la météo a dû se tromper ! A environ 200 ou 300 m du col un passage ne nous plait pas. Le lieu a été purgé, il y a de la glace et des barres rocheuses juste en dessous. Nous décidons de modifier légèrement notre itinéraire pour passer dans un endroit moins risqué. Nous regardons l’heure et nous parlons du plan B. Adieu le refuge de Vallonpierre nous visons le refuge du Pré de la Chaumette. Nous remettons les couteaux et commençons-la traversée du passage difficile. Nous sommes attentifs et prenons de la distance, nous avançons bien mais lentement. Derrière nous la météo se gâte et le terrain se complique. Nous utilisons une nouvelle fois la méthode 3*3. Nous préférons faire demi-tour (on vient de faire 1300 m de D+) et redescendre au camion. Notre choix est judicieux car pendant que nous enlevions les peaux la neige et un léger brouillard tombent sur nous. La neige est bonne et on se régale durant la descente. On voit une cabane au dessus de nous, si c’est ouvert et que c’est bien, nous resterons pour la nuit. Une course s’entreprend entre Benoit et Lénaïc l’un monte avec les skis l’autre à pied. Lénaïc brasse de la neige et bataille tandis que Benoit monte tranquillement après avoir fait passer sa douleur à l’adducteur. Benoit remportera la compétition de peu… Hélas la cabane est fermée ! Nous poursuivons la descente. Il est 17h, Benjamin et Lénaïc meurt de faim, enfin surtout Lénaïc. On réfléchi au plan C pour dormir. Si on poursuit la vallée de Champoléon il y a une cabane. A combien de distance est-elle ? 3 km nous indique le panneau. Parfait dans 1h on y est… Nous voilà partis en direction du refuge, sur une piste enneigée avec un sillon créé par le passage des raquettes. Ca glisse bien et on avance vite. Enfin certain plus vite que d’autre. Très vite Benoit qui n’est pas en cannes et Thierry qui est malade s’échappe… Benjamin et Léna restent à l’arrière et avancent plus tranquillement que ces deux extraterrestres ! Au bout d’une heure de montée à bon rythme, toujours pas de refuge. La nuit est tombée. Nous arrivons à un panneau qui est le lieu du parking du refuge. Nous lisons le panneau… Le temps indiqué pour arriver au refuge est de 1h30. On est dans le dur mais on continue, pas le choix c’est le seul endroit ou l’on peut dormir. La montée fut longue très longue… La lampe frontale de Benjamin tombe en rade, alors que celle de Léna n’éclaire pas fort. Nous croisons des jeunes, à pied, bien équipés pour faire un feu à la cabane, on se dit cool nous aurons au moins chaud. Nous les doublons en espérant trouver rapidement la cabane. Après 1h de montée aucun signe du refuge. Thierry et Benoit pense qu’il est en contre bas, mais malgré la lampe puissante de Thierry nous ne voyons rien. Benjamin sort alors sa botte secrète et grâce à Ephigénie, on s’aperçoit qu’il nous reste du chemin à parcourir. Cela nous a parue une éternité pour arriver jusqu’à la cabane. Il est 21h. Il nous a fallu presque 3h pour faire le chemin de la voiture au refuge alors qu’on pensait n’en avoir que pour une heure.

Nous faisons fondre de la neige pour avoir de l’eau et préparer nos repas. Nous apprécions le thé et les cacahuètes ainsi que les minis saucissons que Thierry a apporté et la soupe. Pour certains le repas est plus ou moins long (hein Léna). Lénaïc dévore le reste de pâtes de Thierry et se fait une platrée de riz (250g). Tandis que Benjamin mange ses 450gr de riz avec sa saucisse de Morto. Benoit se fait un plat lyophilisé et boit des litres de thé. Nous passons le reste de la soirée à discuter et à faire fondre la neige sur le poil pour remplir nos bouteilles d’eau.

Nous nous inquiétons un peu car nous ne voyons pas arriver les jeunes que nous avons doublé et malgré plusieurs observations au loin, nous ne voyons pas de lumière alors que la vue est dégagée.

Nous décidons de ne pas mettre de réveille car quoi qu’il arrive on sera réveillé tôt. Résultat nous nous sommes réveillés à 9h15. C’est le branle-bas de combat, en moins de 45 minutes les affaires sont rangées, le petit déjeuner avalé et les skis chaussés.

Nous voilà donc partis pour le col du Lou de Champoléon. Le temps est magnifique nous progressons bien. Thierry fait la trace et brasse pas mal de neige puis Léna et enfin Benj prend le relais. Léna a un petit coup de moins bien mais après avoir mangé un peu, il se reprend. Nous faisons un point, le glacier à pratiquement disparu (par rapport à quand ?quoi ?) et les conditions ne permettent pas de monter jusqu’au col. Sur notre gauche un superbe couloir se présente à nous, le couloir du col de Verdonne. Après sondage nous décidons de ne pas le faire car il faut presque 1h30 pour arriver au sommet et il est déjà 15h. Nous enlevons les peaux et nous voilà partis pour la descente. Mais la neige colle et nous avons de la glace sous nos skis. Après avoir enlevé la glace sous nos skis cela va nettement mieux et on se régale… La neige est un peu lourde au début, puis dure puis presque parfaite. On fait partir une petite plaque. On prend nos distances. La descente est toujours aussi excellente. Deux couloirs se présentent à nous, Thierry prend celui de droite et Benoit, Benjamin et Lénaïc prennent celui de gauche. Beau petit couloir où tout le monde se régale mais l’option de gauche était la mauvaise, le couloir se termine par des barres rocheuse. On doit déchausser et faire un petit pas d’escalade. On se marre bien ! La descente est de plus en plus belle. Trois chamois nous coupent la route. Le paysage est magnifique. Nous voilà de retour au refuge. On charge nos affaires et passons un petit coup de balais. Nous voilà partis pour une fin de descente sans grand intérêt d’un point de vu ski. On va même devoir pousser sur les bâtons.

La fin est un peu dure avec la fatigue mais on vient de passer deux jours avec plein d’histoires et d’anecdotes, reste plus qu’à reprendre la route.

On attend qu’une chose c’est d’y retourner…







CLUB ALPIN FRANCAIS AVIGNON ET VAUCLUSE
3 RUE SAINT MICHEL
84000  AVIGNON
Contactez-nous
Tél. 04 90 82 66 17
Permanences :
jeudi 18h30 à 20h30
Agenda